Démoussage, traitement et nettoyage des gouttières.
En altitude, une toiture travaille dur : gel, dégel, neige lourde, et une humidité qui favorise la mousse sur les versants les moins exposés. La mousse retient l’eau contre la tuile, l’eau gèle, et le gel fait éclater la terre cuite. Un démoussage régulier coûte beaucoup moins cher qu’une reprise de couverture.
Ce que comprend l’intervention
- Retrait mécanique des mousses et lichens, brossage des versants concernés.
- Nettoyage adapté au type de couverture — la pression est dosée selon le matériau, une tuile ancienne ou poreuse ne se traite pas comme une tuile récente.
- Traitement anti-mousse appliqué après nettoyage, pour ralentir la réinstallation.
- Nettoyage des gouttières et des descentes : c’est là que finissent les mousses décrochées, et une gouttière bouchée fait bien plus de dégâts qu’un versant sale.
- Contrôle visuel de la couverture au passage : tuiles cassées ou déplacées, solins, faîtage. Nous vous signalons ce qui mérite attention.
Tavaillons et bardages bois
Le tavaillon — ces bardeaux d’épicéa fendus à la main qui couvrent les façades et certaines toitures du massif jurassien — ne se traite pas comme une tuile. Le bois supporte mal la haute pression : elle arrache les fibres, ouvre le bois à l’eau et raccourcit sa durée de vie de plusieurs années.
- Nettoyage doux — brossage et produit adapté au bois, rinçage à basse pression.
- Retrait des mousses et lichens logés entre les rangs, là où l’humidité reste.
- Traitement du bois après séchage, pour ralentir le retour des mousses et le grisaillement.
- Signalement des bardeaux fendus, soulevés ou manquants : leur remplacement relève d’un tavaillonneur, que nous vous recommandons quand c’est nécessaire.
Les bardages bois des chalets et des annexes suivent la même logique. Pour la lasure ou le saturateur qui les protège ensuite, voyez la page Peinture et finitions.
Ce qu’il faut savoir avant
- Le nettoyeur haute pression n’est pas toujours la bonne réponse. Sur une couverture ancienne, une pression mal dosée décape la surface de la tuile, la rend poreuse et accélère très exactement le problème qu’on voulait traiter.
- L’état de la couverture conditionne l’intervention. Une toiture fragile ou une charpente douteuse ne se parcourt pas. Nous évaluons l’accès et la solidité avant tout engagement.
- Une toiture n’est pas une terrasse. Le travail en hauteur suppose un équipement et une assurance adaptés — c’est une question à poser à tout intervenant, chez nous comme ailleurs.

